Présentation

" Faisons de la terre un grand jardin pour ceux qui viendront après nous… "

Faisons comme l'homme qui plantait des arbres.

Semons, plantons comme le faisaient nos ancêtres !

C'est en participant tous ensemble que nous sauvegarderons notre patrimoine.


Quand les premiers colons sont arrivés en Amérique, ils avaient apporté avec eux des graines de semence de toutes sortes qu'ils s'étaient transmises de génération en Cassisgénération. La coutume, se voulant ainsi, se poursuivit au fil des époques. Les gens enseignaient les techniques de préservation des graines souches à leurs enfants et, à leur tour, ils l'enseignaient à leurs descendants.

À cette époque, tout se déroulait de cette manière, cependant, il y a quelque temps, lorsque notre monde moderne apparut la tradition s'est perdue.

Une nouvelle tendance émergea, petit à petit, et a eu pour conséquence d'entraver les anciennes coutumes. Plus précisément, les gens ont abandonné les semences du patrimoine pour les remplacer par les graines hybrides qu'ils pouvaient se procurer partout en magasins. C'est vers cette nouvelle génétique que la plupart des industries agricoles se sont tournées. Aujourd'hui, pour obtenir une rentabilité maximale, et pour satisfaire à la demande des consommateurs, elles appliquent de grandes quantités d'engrais et de pesticides chimiques sur les semences.

Tout compte fait, afin d'enrayer les pesticides, car on s'est aperçu que cette approche était néfaste pour notre santé et l'environnement, on nous propose les OGM (ORGANISME GÉNÉTIQUEMENT MODIFIÉ). Beaucoup d'amants et de protecteurs de la nature craignent que les OGM se pollinisent avec les graines vivantes de nos ancêtres. Certains prétendent qu'il pourrait y avoir pollinisation à plus d'un kilomètre d'une culture d'OGM. De plus, on ne connaît pas encore les effets à long terme de ce nouveau virage sur notre santé et l'environnement.

Il demeure toutefois que certaines gens âgés préservent encore, à notre époque, les graines du patrimoine. Cependant, ils ne trouvent plus de relève pour faire perdurer la coutume. Les gens d'aujourd'hui ne s'intéressent plus à la culture. C'est pourquoi, quand les gens âgés quittent ce monde, les semences qu'ils avaient entre leurs mains sont relayées aux oubliettes ou tout simplement détruites…Et c'est comme cela que nous perdons, d'année en année, des génétiques irremplaçables.

Dans le même ordre d'idée, à l'époque de nos aïeux, chaque famille avait des arbres fruitiers sur leur lopin de Cassisterre. De nos jours, il est plutôt rare d'apercevoir un arbre fruitier sur le terrain des gens. Faute de manque d'espace, dirait-on ! Paradoxalement, on remarque que les gens ont des terrains qui abondent de fleurs, mais pas d'arbres fruitiers à une lieue à la ronde et de moins en moins de potagers...

PourqCassisuoi ne planterions-nous pas des arbres fruitiers, les génétiques ne nos ancêtres ? Plantons ces arbres pour nous et nos descendants. Leur durée de vie pourrait atteindre plus de 100 ans. N'est-ce pas un beau cadeau à léguer en héritage à nos enfants.

Nos ancêtres nous ont laissé un grand héritage commun. C'est à nous, peuple, de continuer la tradition afin de multiplier et de préserver ces graines vivantes.

Il faut, à notre tour, enseigner à nos enfants l'importance de la culture et la préservation de ces graines si précieuses.

France Bouffard, Au jardin de nos ancêtres
contactez-moi